Gérard Soury, photographe et écrivain de la nature

samedi 7 octobre 2006

Les phoques de Baie de Somme




Grâce à l'équipe de Picardie Nature, le comptage et la surveillance des deux colonies de phoques de Baie de Somme suivent leur cours. Les phoques veaux-marins (Phoca vitullina) sont estimés à plus d’une centaine tandis que les phoques gris (Halichoerus grypus) ne sont qu’une quinzaine environ.



Suivi par satellite grâce à sa balise Argos, Pluton, le phoque veau-marin soigné et relâché en Novembre 2005 a, tout au long de l'année 2005-2006, fourni de précieux renseignements sur ses déplacements. L’expérience a pris fin durant l'été 2006 lorsque sa balise s'est détachée avec la mue annuelle. L'année dernière, la pression touristique estivale a été moindre et peu d'abandons de bébés phoques ont été enregistrés, sans doute grâce à la modification de l'architecture des bancs de sable qui ont en grande partie protégé les aires de repos de la trop grande curiosité des promeneurs. www.picardie-nature.org

A bearded seal in Normandy

For the first time as far France is concerned, from the beginning of the 20th century, a bearded seal (Erignathus barbatus) was observed alive from May to July between the cities of Rouen and Mantes-la-Jolie.



Apparently in good shape, the seal used to rest, bathing in the sun and feeding on crustaceans and shells to the bottom of the river, thanks to his thick and sensitive moustaches. Finally, he decided to swim back and vanished for good in the ocean.

The scientists do not explain yet the reason why such an animal usualy living in the icy norwegian waters of Spitzberg (Svalbard) decided suddendly to swim southward for 7,000 kilometers when his usual feeding ground is so rich in food.



So far, without any reliable scientific analysis, there are lots of comments concerning this event and, among them, the planet global warming provoquing dramatic changes in the course of marine currrents, and last but not least, the spectacular rise of radioactivity in the sea of Barents where dozens of former USSR’s nuclear submarines are dying. If, in a near future, more observations of « lost animals » were to happen in this part of the world, no doubt that we should have serious concerns about this phenomenon.''

Un phoque barbu dans la Seine

Pour la première fois en France depuis plus d’un siècle, un phoque barbu (Erignathus barbatus) a été observé vivant, de Mai à Juillet 2006, depuis les rives de la Seine, entre Rouen et Mantes la Jolie...


Apparemment en parfaite santé, il est resté quelques jours à proximité des quais d’un village normand, alternant siestes prolongées et quête de nourriture au rythme des marées. A la mi-Juillet, il a rebroussé chemin et a regagné la mer en repassant les écluses comme n'importe quelle péniche. Contrairement à d’autres phoques consommateurs de poissons, le phoque barbu se nourrit de coquillages et de crustacés qu’il détecte dans la vase des fonds grâce à ses épaisses moustaches sensibles, même en absence de visibilité.


Les spécialistes de s’expliquent pas pourquoi un animal dont le territoire estival se situe dans l’archipel norvégien du Spitzberg (Svalbard) a décidé de quitter les siens et nager 7000 kms vers le Sud alors que les eaux froides de son habitat naturel regorgent de nourriture. Faute d’explication scientifique, les hypothèses les plus variées et surtout les plus inquiétantes sont émises, de celle récurrente du réchauffement planétaire entraînant une modification des courants marins, jusqu’à l’élévation anormale de la radioactivité de la mer de Barents où croupissent les sous-marins nucléaires de l’ancienne URSS. Si le phénomène migratoire s’étendait à d’autres phoques et à d’autres espèces, nul doute qu’une analyse sérieuse de la situation devrait être entreprise.

Açores : la saison 2006



Printemps : Durant presque un mois, en Avril-Mai, le sud des Açores et particulièrement l’île de Pico ont été le théâtre d’un phénomène inhabituel : des dizaines de baleines bleues ont été observées tandis qu’elles se nourrissaient à moins de 5 milles de la côte. Leur nombre, et surtout le fait que la plupart d’entre elles élevaient leur nageoire caudale au-dessus de la surface plaident en faveur de la présence, à des profondeurs de l’ordre de 300 à 400 m, d’une importante concentration de krill - des milliards de crevettes planctoniques – poussé par les courants océanique ascendants contre la côte. Grâce à la photo-identification de ces baleines, entreprise par l’équipe d’Espaço Talassa, le MICS de Mingan (Québec) dirigé par Richard Sears, a formellement constaté que, au moins l’une de ces baleines avait été photographiée quelques mois plus tôt près des côtes d’Islande. Une grande première qui a levé un coin du voile sur le mystère de la migration du plus grand animal ayant jamais vécu sur notre planète.



Automne : Deux ouragans - Gordon et Hélène - formés au-dessus de la mer des Caraïbes ont sévi tour à tour sur les Açores en Septembre. Néanmoins, entre deux tempêtes, quelques sorties en mer nous ont permis de nous approcher d'un groupe d'une quinzaine de cachalots. En l'absence des grands mâles encore au large des côtes norvégiennes où ils se nourrissaient avant de redescendre se reproduire, seuls les femelles et les juvéniles étaient présents. L'occasion pour nous, de somptueuses rencontres.

Un chapitre de Dauphins en liberté et deux chapitres de Baleines en liberté (Nathan) sont entièrement consacrés aux Açores. Amazon.fr