Bienvenue chez les phoques.
Allongé sur son confortable lit d’algues brunes, un gros mâle bougon s’étire dans un interminable baillement qui révèle une double rangée de crocs acérés. Devant de tels arguments, il nous paraît plus sage de mettre le cap sur l’îlot voisin dont la crique abrite aujourd’hui des femelles au caractère plus enjoué.


Elles semblent d’ailleurs nous attendre. L’ancre vient vite se coincer entre deux blocs de roche et la mise à l’eau est quasi immédiate. L’un après l’autre, nous nous immergeons avec une prudence de Sioux. A l’étale, l’océan brasse moins les sédiments et la visibilité est excellente. Curieux comme des pies, les locataires de la crique viennent nous saluer l’un après l’autre, à grand renfort de voltiges qui feraient mourir de honte les as de la Patrouille de France. Une bonne demi-heure s’écoule avant que la confiance ne s’installe... (à suivre)



Wifi, on t’aime !
Wifi, le bien nommé reste en contact permanent avec une bouée perdue en mer, au large des côtes trégoroises. Depuis sa découverte il y a deux ans, ce grand dauphin, alias Tursiops truncatus pour les latinistes distingués n’a jamais rompu cette attache virtuelle avec SA bouée (...) Moins de cinq secondes plus tard, un énorme plouf retentit derrière moi (je l’aurais juré !) suivi d’un autre dans la foulée. Décidemment, le ton est donné, Wifi tient une forme olympique.




A chacune de nos visites rendues à sa balise jaune moutarde, il a surgi dans les trente secondes qui suivaient notre arrivée. Cette rencontre-ci ne fait pas exception. A peine sommes nous parvenus à destination qu’une tête émerge à moins de dix mètres de l’étrave. Je lève mon téléobjectif pour faire son portrait. Bien entendu, il disparaît (à suivre)
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Lire la suite de l'article dans PLONGEE Magazine n° 26 (Janvier 2010) à paraître à compter du 20 Décembre 2009.