Gérard Soury, photographe et écrivain de la nature

mercredi 21 avril 2010

La traque des requins, d'Afrique du Sud au Mozambique



N’en déplaise
aux aficionados du ballon rond cuvée 2010, l’Afrique du Sud donne lieu à des rencontres tout aussi musclées, et sans le moindre souci du calendrier. Les eaux tumultueuses de l’Océan Indien abritent en permanence une faune d’exception pour qui veut se donner la peine d’aller y tremper ses palmes. Du Kwazulu Natal jusqu’au Mozambique, les amateurs de grands prédateurs marins et accessoirement d’adrénaline trouvent plus que leur compte. Cette tranche d’océan abrite une faune qui impose d’emblée le respect : turbulents requins bordés, mythiques requins tigres, requins taureaux, éternels squatters des abris sous roche et requins bouledogues à la réputation sulfureuse, capables de remonter le cours des fleuves sur plusieurs milliers de kilomètres pour y traquer leurs proies en eau trouble.








Pour orchestrer un tel ensemble sans fausse note, il faut un hôte digne de ce nom : Walter Bernardis, grand ordonnateur de la plongée requins depuis vingt ans, dont l’enthousiasme n’a d’égal que le sérieux et la compétence.

http://www.africanwatersports.co.za/

dimanche 21 février 2010

Egypte : Mer Rouge 2009, l'année requins

Pour les participants aux croisières plongée en mer Rouge égyptienne, 2009 a été particulièrement riche en rencontres avec les requins. Est-ce un effet du réchauffement climatique, mais l’été a vu une exceptionnelle migration vers le nord des populations de grands squales, notamment du requin tigre... avec quelques émotions à la clé.




Comme chaque année, Septembre et Octobre ont été propices aux rencontres avec l'élégant "renard" dans la zone des 40 m et surtout, avec l’omniprésent longimanus, à tous les étages de la plongée, y compris sous les bateaux. Les amateurs de plongée en Cinemascope ont été comblés. Hélas, la saison a été marquée par un certain nombre d’attaques, dont une, fatale.





Les organisateurs insistent pour que les moniteurs mettent chacun en garde contre toute provocation gratuite (en particulier hors plongée) et surtout, les équipages contre toute forme de pêche et de rejet de détritus. On oublie trop vite que le requin est un prédateur majeur, au même titre que le lion ou le tigre. Viendrait-il à l’idée de quiconque de se faire bronzer dans le Masai Mara au milieu des lions ou de piqueniquer dans les forêts du Bengale sur les terrains de chasse du tigre ?

Une croisière de Valérie Vautier : www.athenaredsea.com
Contact : Spots d'Evasion : www.spots-evasion.com


••• Lire Plongée Magazine N° 28 Spécial Requins d'Avril 2010 (disponible fin Mars)

lundi 19 octobre 2009

Bretagne : Wifi, dauphin du Trégor

Bienvenue chez les phoques.
Allongé sur son confortable lit d’algues brunes, un gros mâle bougon s’étire dans un interminable baillement qui révèle une double rangée de crocs acérés. Devant de tels arguments, il nous paraît plus sage de mettre le cap sur l’îlot voisin dont la crique abrite aujourd’hui des femelles au caractère plus enjoué.


Elles semblent d’ailleurs nous attendre. L’ancre vient vite se coincer entre deux blocs de roche et la mise à l’eau est quasi immédiate. L’un après l’autre, nous nous immergeons avec une prudence de Sioux. A l’étale, l’océan brasse moins les sédiments et la visibilité est excellente. Curieux comme des pies, les locataires de la crique viennent nous saluer l’un après l’autre, à grand renfort de voltiges qui feraient mourir de honte les as de la Patrouille de France. Une bonne demi-heure s’écoule avant que la confiance ne s’installe... (à suivre)



Wifi, on t’aime !
Wifi, le bien nommé reste en contact permanent avec une bouée perdue en mer, au large des côtes trégoroises. Depuis sa découverte il y a deux ans, ce grand dauphin, alias Tursiops truncatus pour les latinistes distingués n’a jamais rompu cette attache virtuelle avec SA bouée (...) Moins de cinq secondes plus tard, un énorme plouf retentit derrière moi (je l’aurais juré !) suivi d’un autre dans la foulée. Décidemment, le ton est donné, Wifi tient une forme olympique.




A chacune de nos visites rendues à sa balise jaune moutarde, il a surgi dans les trente secondes qui suivaient notre arrivée. Cette rencontre-ci ne fait pas exception. A peine sommes nous parvenus à destination qu’une tête émerge à moins de dix mètres de l’étrave. Je lève mon téléobjectif pour faire son portrait. Bien entendu, il disparaît (à suivre)
.



Lire la suite de l'article dans PLONGEE Magazine n° 26 (Janvier 2010) à paraître à compter du 20 Décembre 2009.

mardi 19 mai 2009

Costa Rica, terre du serpent à plumes

Au printemps, le Costa Rica n’échappe pas à la grande pulsion printanière qui bouleverse la nature. De la côte caraïbe jusqu’au Pacifique, en passant par la chaîne des volcans et la forêt pluviale dont la cime des arbres géants se perd dans les nuages, tout se prépare au renouveau.

Chez les oiseaux en particulier, le regain d’activité est visible depuis les mangroves peuplées de crocodiles jusqu’aux frondaisons obscures des forêts d’altitude, refuges des colibris, toucans, perroquets et du mythique quetzal que vénéraient les Aztèques sous les traits du serpent à plumes, le Quetzalcoalt.



Pour tout dire, arpenter les sentiers de la forêt primaire n’est pas une mince affaire, d’autant que les traceurs de pistes ont dû négocier chaque pente, chaque marche, au travers des racines et des rochers, défier des précipices vertigineux, tout en préservant la forêt. Pour tout dire, sous la charge du matériel photo, chaque pas rappelle que le corps a ses limites. Mais tout au long des dizaines d’heures de marche dans la chaleur humide et le bruissement incessant des insectes, la nature dévoile quelques uns de ses joyaux, tantôt sous la forme d’un colibri émeraude, d’un coati, d’un singe ou, dans la lumière d’aquarium d’une rare clairière, d’un face à face avec un rapace nocturne qui daigne à peine ouvrir un œil.



Il serait injuste de ne parler du Costa Rica qu’au travers de ses beautés naturelles en oubliant de mentionner ses habitants, les Ticos, diminutif d’hermanticos (petits frères), dont ils sont très fiers. Conscients que leur petit pays recèle des trésors fragiles, ils ont opté pour une politique de préservation intelligente de la nature en maintenant la biodiversité, tout en produisant des denrées d’une rare qualité, café et cacao pour ne citer qu’elles.

Le visiteur habitué au tourisme de masse sera agréablement surpris de la qualité de l’accueil bon enfant. Mais pourquoi en être surpris, après tout, le Costa Rica n’a-t-il pas délibérément supprimé son armée pour se donner les moyens financiers de conserver son patrimoine naturel intact ?

Finalement, en abordant cette terre en 1502, Christophe Colomb ne s’était pas trompé en la baptisant La Huerta, « Le Verger ».




mercredi 25 février 2009

Le Kenya... à tire-d'aile !

Une fois n'est pas coutume, les palmes et le caisson-photo étanche sont restés sur les étagères. Les sacs pleins à craquer de boîtiers et d'objectifs... destination : le Kenya, qui n'est pas seulement le paradis des grands fauves mais aussi celui des oiseaux... donc des ornithos !

Décidemment, le bird watching n'a rien à envier au whale-watching qui m'a fait ricocher sur notre bonne vieille planète depuis des lustres. Le Mont Kenya, la jungle montagneuse d'Aberdare, les réserves d'Ol Pajeta et Solio, le lac Nakuru, le Crater Lake, le lac Naivasha, les immenses réserves d'Amboseli et de Samburu...

Des dizaines d'heures en 4x4 sur des pistes défoncées, une douzaine de crevaisons, quelques tonnes de poussière dans les appareils et les poumons, mais au final un somptueux bilan : plus de 120 espèces d'oiseaux photographiées, du minuscule guêpier à l'aigle martial en passant par les incontournables échassiers de passage.

De longs moments d'intimité avec les éléphants, les rhinos et surtout, un inoubliable crépuscule sur la rivière Samburu en compagnie des lions. Seul point négatif, le sentiment assez violent de frustration en retrouvant le climat délétère de la vieille Europe. Seul remède connu à ce jour : retrouver l'Afrique au plus vite pour une seconde thérapie !


Safaris sur mesure au Kenya :
www.rhino-watch.com

Thalassa... la Collection

Constitué d'un DVD et d'un magazine, chaque numéro de la nouvelle Collection Thalassa consacre une page à un personnage de mer. Parus fin 2008, les deux premiers magazines ont relaté les biographies du prince Albert 1er de Monaco, fondateur du musée océanographique et du scientifique-aventurier Alain Bombard, auteur du très célèbre Naufragé volontaire. En Janvier 2009, dans le N° 3, la rédaction du magazine a consacré cette page à Gérard Soury, sans doute pour plus de 30 années consacrées à la grande faune marine... soit une douzaine d'ouvrages traitant du sujet.

Par abonnement :
www.polygram-collections.com

jeudi 30 octobre 2008

Les Açores... des dauphins à ne plus savoir qu'en faire !

En ce début d'Octobre, la température anormalement élevée, la brume et l'humidité - plutôt dignes de Bornéo - n'ont guère facilité les observations de Sidonio, même depuis l'emplacement privilégié de la vigie de Queimada.






Probablement située à grande profondeur, la couche d'eau froide riche en calmars et autres céphalopodes était probablement difficile d'accès aux dames cachalots qui brillaient par leur absence. Bref, pas une "grosse bête" à se mettre sous l'objectif.




En revanche, nous avons eu le privilège de vivre de superbes rencontres avec les cinq principales espèces locales de dauphins : dauphin commun, dauphin bleu et blanc, dauphin tacheté, dauphin de Risso et grand dauphin, tout particulièrement ludiques. L'occasion de partager d'intenses émotions, tant en plongée libre qu'en surface, Didier Brémont derrière sa caméra, moi derrière mon fidèle Nikon bien au chaud dans son caisson Sea & Sea !



Le guide Dauphins et baleines du monde, de Gérard SOURY, paraîtra chez Nathan en Février 2009.

Photo # 2 : Didier Brémont

mardi 26 août 2008

La cité des phoques gris

Bretagne : Les Sept-Iles

Qui l’eût cru ? À quelques encablures de la Côte de granit rose, haut-lieu de la plongée bretonne, l’archipel des Sept-Iles recèle des trésors. Outre l’île de Rouzic colonisée par des milliers de fous de Bassan, d’autres cailloux plus modestes servent de refuge à un animal aussi méconnu que sympathique : le phoque gris.


Exit les brumes de Mai, Juin est venu, accompagné d’un soleil presque estival. Les fous de Bassan couvent assiduement, les macareux moines pêchent des lançons à pleines becquées et les jeunes phoques gris sont déjà bien autonomes. À plusieurs reprises, nous apercevons ça et là, une tête animée du mouvement caractéristique dit de “la bouteille” qui consiste à monter et descendre verticalement à la façon d’un ludion avant de disparaître brusquement. L’étale de marée basse est proche et, faute de suffisamment d’eau sous la quille, nous sommes pratiquement immobilisés...



Un peu partout, les algues recouvrent la surface d’un épais tapis brun. Dans une zone dégagée vient d’émerger la tête d’une jeune femelle, reconnaissable à sa couleur claire ponctuée de taches sombres. Après dix minutes du même manège, elle s’est rapprochée à quelques mètres du bateau. C’est comme une invitation...


Le masque à peine dans l’eau, je me retrouve face à elle. Elle cesse brusquement d’inspecter l’hélice du moteur et disparaît comme l’éclair vers un ramassis d’algues mal coiffées.../...

Lire la suite de l'article dans :
Plongée Magazine N° 14 de Novembre 2008 : "La cité des phoques".

dimanche 13 avril 2008

La Patagonie dans tous ses états

La Patagonie se prépare à affronter l'hiver austral tandis que l'Europe galope allègrement vers l'été. Les baleines franches ne sont pas encore revenues de l'Antarctique, seuls le dauphin de Commerson et le rare dauphin de Peale chassent près des côtes. Les manchots et les gorfous sauteurs ont provisoirement troqué leur somptueux habit noir et blanc pour le plumage ébouriffé de la mue... à peine présentables ! Une période de vulnérabilité au froid qui les retient à terre, dans de vastes et bruyantes colonies.



Partout, les prédateurs attendent que leurs proies quittent les épineux qui couvrent la pampa où vivent guanacos, nandous, lièvres, maras, sans oublier l'étrange tatou, dissimulé sous sa carapace articulée.


Nés quelques mois plus tôt, les bébés otaries s'aventurent pour la première fois dans les vagues de l'Atlantique. Hélas, l'orque, le plus formidable des prédateurs profite de la marée haute pour leur tendre embuscade sur embuscade. Malhabiles, les jeunes pinnipèdes tentent bien d'échapper aux redoutables mâchoires de l'orque qui n'hésite pas à s'échouer pour parvenir à ses fins. Mais que représentent 20 petits kilos contre un cétacé de 8 tonnes, fort de dizaines d'années d'expérience ? Seuls les plus chanceux en réchapperont. Des images dures, d'une nature à l'état brut. C'est aussi ça, la Patagonie!



mardi 27 novembre 2007

Les dents de la Mer Rouge

Pour le nord de la mer Rouge, l'automne, dit-on dans les milieux autorisés, est la saison des grands requins. La cuvée 2007 a été fertile en rencontres, tout particulièrement avec le requin océanique (Carcharhinus longimanus) et le requin-renard (Alopias pelagicus).



L'auteur en action : photo Pierre Enault

Une croisière de Valérie Vautier d'Athena Red Sea
Contact : www.Cocorico-voyages.com

Voir article "Les seigneurs de la mer Rouge" dans PLONGÉE magazine n° 6, Décembre 2007

mercredi 22 août 2007

Dauphins en Mer Rouge

Rares sont les sites qui peuvent se vanter d'accueillir autant de dauphins à long bec dans un espace aussi bien délimité que Dolphin Reef.
Au large des côtes égyptiennes de mer Rouge, cet atoll corallien abrite durant la journée une petite centaine de ces adorables dauphins (Stenella longirostris). Ces derniers passent le plus clair de leur temps à "socialiser", une activité qui consiste à se reposer de leur chasse nocturne, voire à dormir, mais avant tout à échanger des caresses et à s'accoupler. C'est également le lieu choisi pour sa sécurité par les femelles pour donner naissance à leurs petits.



Il existe une excellente opportunité pour ceux qui souhaitent nager en compagnie de dauphins en totale liberté durant une semaine (Mars à Septembre) à partir d'un confortable bateau de croisière, sous la houlette d'un guide chevronné.

Une croisière de Valérie Vautier d'Athena Red Sea
Contact : www.cocorico-voyages.com

Lire l'article "La tribu des longs-becs" dans PLONGÉE magazine n° 5, Nov. 2007

samedi 24 février 2007

COUP DE GUEULE :

LE JAPON MASSACRE LES DAUPHINS...
LA FRANCE FERAIT BIEN AUSSI DE BALAYER DEVANT SA PORTE !


Ces derniers mois, une vidéo a largement circulé grâce aux internautes. Il s’agissait d’une séquence de chasse aux dauphins, suivie d’une mise à mort collective particulièrement cruelle perpétrée par des pêcheurs japonais. Qui n’a eu le cœur à l’envers de voir cet employé hilare se moquer d’un dauphin agonisant, lui faisant de surcroît subir une brutalité inouïe ?

Je suis fier du rejet unanime manifesté par mes compatriotes à la vue de cette monstruosité. Je me suis dit que nous avions la chance, chez nous, de vivre dans un monde évolué, à l’abri de telles exactions… jusqu’au Samedi 24 Février 2007 à 13 h 30, lorsqu’au cours de l’émission de TF1 “Reportages” de Robert Namias, nous avons assisté à l’une des battues de chasse orchestrées par l’Etat français dans le domaine de Chambord. Être témoin de la mise à mort de plusieurs sangliers ne m’a pas réjoui, loin s’en faut, mais bon. En revanche, voir et entendre des chasseurs à la mine réjouie entonner, sur l’air des lampions, devant la dépouille encore chaude du sanglier : “Le cochon à l’aise, à l’aise, balaise…” m’a laissé comme un goût de cendres dans la bouche. J'ai hésité un bon moment entre colère et compassion, puis c'est finalement cette dernière qui l'a emporté.

Loin de moi tout jugement hâtif devant un tel manque de respect pour une créature innocente (mais où est donc passée cette noblesse de la chasse revendiquée par ses adeptes ?), cependant, j’y vois là une solide matière à réflexion concernant notre société qui prétend être à la pointe de la civilisation.

Que tous les amis des dauphins continuent d’être vigilants. Qu’ils gardent un œil sur les pêcheurs nippons et leurs mauvaises pratiques, certes, mais qu’il gardent l’autre œil sur ce qui se passe à leur porte. Et tant pis s’ils souffrent à la longue d’un strabisme divergent chronique, mieux vaut être un loucheur intègre qu’un bien-voyant complice… leur sommeil n’en sera que meilleur !

vendredi 9 février 2007

PATAGONIE 2006 : sur les traces de Darwin




Le 23 Décembre 1833
, à bord du HMS Beagle, Charles Darwin aborde la Patagonie pour la première fois. La beauté sauvage des immenses plaines désertiques le séduit aussitôt. Pourtant, c'est à la faune que l'homme de science s'intéresse le plus : guanacos (lamas à l'état sauvage), mouffettes, porc-épics, pinnipèdes, oiseaux et sans doute quelques cétacés, quoique Décembre soit une période tardive pour les baleines franches.


Octobre 2006 :
la Patagonie s'est généreusement offerte à nous, d'autant que dans la baie de Valdés, s'ébattaient quelques centaines de baleines franches, dont un nombre important d'individus juvéniles particulièrement actifs. Les plongées nous ont permis de les photographier de près, ainsi que de nombreux lions de mer austraux.

Un long périple vers le sud nous a mis en présence de milliers d'oiseaux : manchots de Magellan, cormorans de quatre espèces différentes, mouettes, albatros, sternes, huitriers et autres gorfous sauteurs... La nature a été particulièrement généreuse en nous offrant le spectacle de huit orques chassant les éléphants de mer. De quoi faire se retourner dans sa tombe le brave père Darwin !

Photo #1 Stéphanie Bluche

Deux chapitres de Baleines en liberté (Nathan) sont entièrement consacrés à la Patagonie. Amazon.fr

Lire l'article Le choc des titans dans Plongée Magazine N° 11 - Juillet-Août 2008

samedi 7 octobre 2006

Les phoques de Baie de Somme




Grâce à l'équipe de Picardie Nature, le comptage et la surveillance des deux colonies de phoques de Baie de Somme suivent leur cours. Les phoques veaux-marins (Phoca vitullina) sont estimés à plus d’une centaine tandis que les phoques gris (Halichoerus grypus) ne sont qu’une quinzaine environ.



Suivi par satellite grâce à sa balise Argos, Pluton, le phoque veau-marin soigné et relâché en Novembre 2005 a, tout au long de l'année 2005-2006, fourni de précieux renseignements sur ses déplacements. L’expérience a pris fin durant l'été 2006 lorsque sa balise s'est détachée avec la mue annuelle. L'année dernière, la pression touristique estivale a été moindre et peu d'abandons de bébés phoques ont été enregistrés, sans doute grâce à la modification de l'architecture des bancs de sable qui ont en grande partie protégé les aires de repos de la trop grande curiosité des promeneurs. www.picardie-nature.org

A bearded seal in Normandy

For the first time as far France is concerned, from the beginning of the 20th century, a bearded seal (Erignathus barbatus) was observed alive from May to July between the cities of Rouen and Mantes-la-Jolie.



Apparently in good shape, the seal used to rest, bathing in the sun and feeding on crustaceans and shells to the bottom of the river, thanks to his thick and sensitive moustaches. Finally, he decided to swim back and vanished for good in the ocean.

The scientists do not explain yet the reason why such an animal usualy living in the icy norwegian waters of Spitzberg (Svalbard) decided suddendly to swim southward for 7,000 kilometers when his usual feeding ground is so rich in food.



So far, without any reliable scientific analysis, there are lots of comments concerning this event and, among them, the planet global warming provoquing dramatic changes in the course of marine currrents, and last but not least, the spectacular rise of radioactivity in the sea of Barents where dozens of former USSR’s nuclear submarines are dying. If, in a near future, more observations of « lost animals » were to happen in this part of the world, no doubt that we should have serious concerns about this phenomenon.''

Un phoque barbu dans la Seine

Pour la première fois en France depuis plus d’un siècle, un phoque barbu (Erignathus barbatus) a été observé vivant, de Mai à Juillet 2006, depuis les rives de la Seine, entre Rouen et Mantes la Jolie...


Apparemment en parfaite santé, il est resté quelques jours à proximité des quais d’un village normand, alternant siestes prolongées et quête de nourriture au rythme des marées. A la mi-Juillet, il a rebroussé chemin et a regagné la mer en repassant les écluses comme n'importe quelle péniche. Contrairement à d’autres phoques consommateurs de poissons, le phoque barbu se nourrit de coquillages et de crustacés qu’il détecte dans la vase des fonds grâce à ses épaisses moustaches sensibles, même en absence de visibilité.


Les spécialistes de s’expliquent pas pourquoi un animal dont le territoire estival se situe dans l’archipel norvégien du Spitzberg (Svalbard) a décidé de quitter les siens et nager 7000 kms vers le Sud alors que les eaux froides de son habitat naturel regorgent de nourriture. Faute d’explication scientifique, les hypothèses les plus variées et surtout les plus inquiétantes sont émises, de celle récurrente du réchauffement planétaire entraînant une modification des courants marins, jusqu’à l’élévation anormale de la radioactivité de la mer de Barents où croupissent les sous-marins nucléaires de l’ancienne URSS. Si le phénomène migratoire s’étendait à d’autres phoques et à d’autres espèces, nul doute qu’une analyse sérieuse de la situation devrait être entreprise.

Açores : la saison 2006



Printemps : Durant presque un mois, en Avril-Mai, le sud des Açores et particulièrement l’île de Pico ont été le théâtre d’un phénomène inhabituel : des dizaines de baleines bleues ont été observées tandis qu’elles se nourrissaient à moins de 5 milles de la côte. Leur nombre, et surtout le fait que la plupart d’entre elles élevaient leur nageoire caudale au-dessus de la surface plaident en faveur de la présence, à des profondeurs de l’ordre de 300 à 400 m, d’une importante concentration de krill - des milliards de crevettes planctoniques – poussé par les courants océanique ascendants contre la côte. Grâce à la photo-identification de ces baleines, entreprise par l’équipe d’Espaço Talassa, le MICS de Mingan (Québec) dirigé par Richard Sears, a formellement constaté que, au moins l’une de ces baleines avait été photographiée quelques mois plus tôt près des côtes d’Islande. Une grande première qui a levé un coin du voile sur le mystère de la migration du plus grand animal ayant jamais vécu sur notre planète.



Automne : Deux ouragans - Gordon et Hélène - formés au-dessus de la mer des Caraïbes ont sévi tour à tour sur les Açores en Septembre. Néanmoins, entre deux tempêtes, quelques sorties en mer nous ont permis de nous approcher d'un groupe d'une quinzaine de cachalots. En l'absence des grands mâles encore au large des côtes norvégiennes où ils se nourrissaient avant de redescendre se reproduire, seuls les femelles et les juvéniles étaient présents. L'occasion pour nous, de somptueuses rencontres.

Un chapitre de Dauphins en liberté et deux chapitres de Baleines en liberté (Nathan) sont entièrement consacrés aux Açores. Amazon.fr