Phoque barbu en Normandie / Bearded Seal in Normandy

Pour la première fois en France depuis plus d’un siècle, un phoque barbu (Erignathus barbatus) a été observé vivant, en Mai, depuis les rives de la Seine, à quelques kilomètres de Rouen. Apparemment en parfaite santé, il est resté quelques jours à proximité des quais d’un village normand, alternant siestes prolongées et quête de nourriture au rythme des marées. Contrairement à d’autres phoques consommateurs de poissons, le phoque barbu se nourrit de coquillages et de crustacés qu’il détecte dans la vase des fonds grâce à ses épaisses moustaches sensibles, même en absence de visibilité.

Les spécialistes de s’expliquent pas pourquoi un animal dont le territoire estival se situe dans l’archipel norvégien du Spitzberg (Svalbard) a décidé de quitter les siens et nager 7000 kms vers le Sud alors que les eaux froides de son habitat naturel regorgent de nourriture.

Faute d’explication scientifique, les hypothèses les plus variées et surtout les plus inquiétantes sont émises, de celle récurrente du réchauffement planétaire entraînant une modification des courants marins, jusqu’à l’élévation anormale de la radioactivité de la mer de Barents où croupissent les sous-marins nucléaires de l’ancienne URSS. Si le phénomène migratoire s’étendait à d’autres phoques et à d’autres espèces, nul doute qu’une analyse sérieuse de la situation devrait être entreprise.

A bearded seal in Normandy (France)

For the first time in France, since the beginning of the 20th century, a bearded seal (Erignathus barbatus) was observed alive in May from the Seine riverside, a few kilometers away from the city of Rouen (Normandy). Apparently in good shape, the seal stayed a couple of days by the quays of a small village, taking time to rest, bathing in the sun and feeding on crustaceans and shells to the bottom of the river, thanks to his thick and sensitive moustaches.

The scientists cannot explain yet the reason why such an animal usualy living in the norwegian waters of Spitzberg (Svalbard) decided suddendly to swim southward for 7,000 kilometers when his usual feeding ground is so rich in food.

So far, without any reliable scientific analysis, there are lots of comments concerning this event and, among them, the global warming provoquing dramatic changes in the course of marine currrents, and last but not least, the spectacular rising of radioactivity in the sea of Barents where dozens of former USSR’s nuclear submarines are dying. If, in a near future, more observations of « lost animals » happened to occur in this part of the world, no doubt that we should have serious concerns about this phenomenon.

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